mercredi 21 février 2007

Réussir ses études en sachant écrire


SAVOIR ECRIRE POUR REUSSIR SES ETUDES

Nous avons déjà parler des examens oraux. Il ne faut pas oublier que les examens écrits aussi existent. Et pour y réussir, il faut savoir exprimer en écrivant. Tout ce qu’on fait : comme la lecture, la documentation, les fiches… servent pour votre connaissance, mais plus encore, ils vont vous servir finalement pour la rédaction d’un devoir, d’un mémoire, d’un exposé… Vous aurez toujours à écrire.

Ecrire n’est pas facile. Alain disait:
« Écrire est toujours un art plein de rencontres. La lettre la plus simple suppose un choix entre des milliers de mots, dont la plupart sont étrangers à ce que vous voulez dire ; vous attendez ; vous choisissez. Mais d’après quoi ? D’après une pensée que vous avez; que vous dessinez d’avance mais qui n’aura toute sa précision que si vous avez patience et chance ».

Écrire fait perdre beaucoup d’illusions, surtout celle qui consiste à croire d’avoir compris quelque chose du d’avoir assimilé l’enseignement. Parce que quand on écrit, on commence à peser, à penser d’une manière précise et logique, à réfléchir d’une façon complète.

Nombreux sont ceux qui ne savent plus écrire des œuvres vraiment personnelle, car ils se contentent « de coudre les uns aux autres les extraits variés des ouvrages d’autrui ; ces gens-là sont des misérables interpolateurs, des voleurs enrichis avec le bien du prochain,"d’infâme plagiaires" » disait Jouvancy.

Pour écrire, il faut commencer par écrire. C’est l’évidence même. Mais cependant cela n’est pas aussi facile qu’on le croit. On préfère avoir une pensée bien nette avant de la coucher sur papier. On attend, on attend et à force d’attendre on n’écrit rien.

Vous n’êtes pas le premier à avoir connu l’angoisse de la page blanche ! Alors, commencez par écrire au moins quelque chose, et la pensée s’achèvera progressivement en écrivant.
  • Habituez-vous à écrire, et très tôt, si possible, à s’exprimer au moyen de la plume. C’est un art qui ne s’acquiert pas en quelque jour ou en quelque mois.
  • Soignez votre écriture et votre style. Soignez la présentation. Ne laissez rien au hasard. Vérifiez et corrigez les fautes d’orthographe et de grammaire.
  • Connaissez bien la langue avec laquelle vous vous exprimez. Encore mieux, maîtrisez-la.
LE STYLE

« Le style n’est pas le résultat d’une fabrication syntaxique, il exprime par le rythme et le dessin une vie intérieure qui a trouvé sa forme » (L. Emery)

« Le style c’est l’homme » dit-on. Votre style, c’est votre visage. Il marque une originalité qui vient de votre unicité. « L’originalité la plus authentique, c’est la sincérité d’une âme qui ne peut jamais, étant individuelle, rendre le son d’une autre et manquer, normalement, de rendre le sien » disait Sertillanges. C’est votre caractère propre, votre trait personnel différent de celui des autres et:
  • par lequel vous, parlez à vous-même ;
  • par lequel vous communiquez aux autres
  • à travers lequel ils vous reconnaissent.
Quelqu’un disait que le style répond à trois qualités:
  • vérité,
  • individualité,
  • simplicité.
Pour améliorer votre style, apprenez auprès des grands et des écrivains, mais n’imitez jamais personne.

SIMPLICITÉ

Quand vous écrivez, préférez toujours lés mots simples, courants. Vous pouvez très bien parler des choses compliquées avec des mots simples.

Faites des phrases courtes. De préférence, employez les mots familiers que les autres pourraient bien comprendre.

La simplicité ne s’obtient pas du premier coup dans les premiers jets. Simplifiez ! Supprimer les mots qui ne comptent pas, les adjectifs grandiloquents et inutiles, les vains ornements. Dites ce qui est indispensable ; élaguez ce qui n’est pas nécessaire.

A bientôt.

- réussir ses études

jeudi 18 janvier 2007

Réussir ses études en sachant exposer oralement

Faire un exposé oral n'est pas rare. Il y aura un moment où l’étudiant sera invité à un exposé, dans le cadre d’un séminaire, d’un cours… jusqu’à la défense d’une thèse de doctorat. Et il y va de son succès et de la réussite de ses études.

1. PRÉPARER L’EXPOSÉ
Que le sujet soit choisi librement ou imposé, une chose est certaine : pour que l’exposé réussisse, il faut maîtriser le sujet en question. Avant de vous lancer dans la préparation, demandez des clarifications si besoin est. Demandez combien de temps vous donne-t-on pour l'exposé.

L’exposé est une recréation de ce qu’un autre a écrit autour d’un thème précis… II s’agit de faire revivre un discours ou une pensée… Ainsi donc, la matière première pour l’exposé est le livre même (ou l’article ou le chapitre) : matériel principal sur lequel on doit faire l’exposé, et non autre chose.

- Lisez le livre, l’article, le chapitre ou les passages à traiter et faites-en le résumé durant la lecture, pour que vous reteniez les idées-forces et les points essentiels.
- Cependant, il ne suffit pas de reproduire simplement tel résumé ou de raconter le livre : « l’auteur dit... ; puis dit... ; enfin dit… ».
- Relisez plusieurs fois le même texte, imprégnez-vous de sa saveur. Ensuite, et c’est seulement ensuite, servez-vous aussi des commentaires et interprétations touchant le texte en question, pour distinguer clairement :
  • la thèse de l’auteur,
  • pourquoi il la propose en ces termes,
  • comment il la démontre ou la développe.
- Utilisez les livres et revues qui traitent ce sujet. Cherchez sur le web d'autres idées ou images qui vous sont nécessaires.

- En d’autres termes : affirmez d’abord la substance de l’écrit en question, pour pouvoir y ajouter éventuellement certains liens et prolongements.

- Et quand vient le moment de la rédaction :
  • Faites un plan à partir des idées notées, regroupez les dans un enchaînement logique et intéressant.
  • Puis, faites ressortir clairement pour les auditeurs ce noyau principal de l’écrit, en faisant voir la connexion interne des assertions diverses (en omettant à cette fin celles moins importantes) ;
  • pour cela, avant d’écrire, reconstruisez mentalement l’écrit sur lequel on fera l’exposé ;
  • puis, en exposant cette reconstruction, suivez normalement l’ordre d’exposition de l’auteur.
- En ce qui concerne la présentation,
  • bien que l’exposé doive être concis, évitez toutefois d’être trop écliptique, en touchant seulement aux choses principales ;
  • vous pouvez citer littéralement l’une ou l’autre expression plus révélatrice ou caractéristique de l’auteur. Mais évitez un exposé de pure « mosaïque » de citations.
- Pour un meilleur exposé :
  • élaborez-en un nouveau, basé sur le premier ;
  • contrôlez et améliorez la fidélité, la clarté et la concision.
2. MANIÈRE D’EXPOSER

- Quand vous faites un exposé, vous ne parlez plus pour vous, mais pour les autres. Votre but serait de vous faire entendre, écouter, et comprendre. Alors, de grâce, évitez à tout prix d’être ennuyeux.

- Entraînez-vous à parler, chez vous, avant votre exposé. C'est le minimum de préparation psychologique dont vous avez besoin, surtout si vous n'êtes pas habitué à parler en public. Entraînez-vous à parler à haute voix, à communiquer.

- Accrochez l’attention de votre auditoire par :
  • la brièveté : dites l’essentiel et évitez les digressions inutiles ;
  • la clarté : faites un plan simple et clair. Que vos phrases soient simples. Expliquez les mots-techniques. En abordant les points difficiles, ralentissez votre rythme. Parlez d’une voix calme, forte et lente ;
  • la vivacité : évitez la monotonie endormante de la voix. Exprimez-vous avec des gestes, sans être excessif. Variez le débit et le rythme de vos paroles, en respectant les ponctuations, en coupant par des silences.
- De temps en temps, levez les yeux au lieu de regarder toujours votre feuille. Regardez votre auditoire. Manifestez de l’intérêt pour eux.

3. COMMENT RÉPONDRE AUX QUESTIONS ET DEMANDES?

Comprenez bien la question
N'anticipez pas, car vous risquez de répondre à côté. Prenez le temps d'écouter au lieu de préparer mentalement une réponse par anticipation. Ouvrez grandes vos oreilles. Si la formulation de la demande est floue et si vous avez le moindre doute, demandez poliment: "Je n'ai pas complètement saisi, pourriez-vous préciser votre question?" Votre interlocuteur appréciera votre effort de compréhension et la considération que vous lui montrez.

Acceptez votre interlocuteur
Respectez-le et ne dites pas "Bon sang! Vous n'avez rien compris". Au contraire, trouvez ce que sa remarque a de positif en disant: "Je vous comprends bien"

Répondez
en employant des images et en illustrant par des exemples.

Vérifiez que vous avez bien répondu
en lui disant, par exemple: "Est ce que cela répond bien à votre question?"
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N.B: N'apprenez jamais rien par coeur pour le réciter devant votre auditoire. Vous risqueriez, d'un moment à l'autre, le trou de mémoire et vous seriez bien embarrassé.

à bientôt.
- réussir ses études

lundi 15 janvier 2007

Réussir ses études:l'examen oral

L’examen oral est la bête noire de tant d’étudiants. C’est ici que le trac se manifeste le plus souvent. Car vous aurez l’impression d’être devant quelqu’un qui va vous scruter, évaluer et juger. Et le regard de l’examinateur peut bloquer vos ressources. Il faut le savoir, sans exagérer quoi que ce soit.

Le mieux c’est, toujours, de bien se préparer et de bien préparer les matières en question.
Mais beaucoup d’étudiants maîtrisent leurs matières, toutefois ils perdent tous leurs moyens devant l’examinateur. Ce qui signifie qu’il faut aussi une préparation psychologique.

1. La préparation
  • Durant l'année, exercez-vous à la parole, à bien parler, posément, calmement, poliment. C’est pour cette raison qu’il fallait, en toutes occasions (cours, séminaires…) s’entraîner à prendre la parole et à exposer ses idées, à participer à des discussions…
  • Faites des fiches qui synthétisent les matières à réviser. Ecrivez-y les points importants à partir desquels vous développerez les idées essentielles durant l’examen. Ces fiches vous aideront à mémoriser ces points importants.
  • Tout au long de l’année, simulez un examen oral : demandez à un ami (ou à quelqu’un d’autre) de vous interroger sur les matières. L’idéal serait de trouver une personne qui connaît un peu ces matières.

2. Le jour de l’examen oral
  • Soyez vêtu décemment, mais sans affectation.
  • Soyez à l’heure, ponctuel. Arrivez tranquillement, pour ne pas tomber dans le piège de la précipitation. Si vous avez soigneusement préparé vos matières et si vous les maîtrisez bien, il n’y aucune raison d’avoir le trac.
  • Pensez positivement : l’examinateur, par principe, est bienveillant. Eloignez de vous l’image de l’ogre qu’on lui donne souvent.
  • Dites- vous que les « épluchages » valent pour tout le monde et non seulement pour vous, et il n’est pas dit que les autres candidats en savent plus que vous.
  • Gardez toujours votre sang-froid et, si l’on vous accorde quelques instants de préparation:
    • avec un bon plan, dégagez les parties,
    • écrivez les idées-forces., profitez-en pour faire de votre mieux, sans précipitation.

3. Votre attitude en face de l’examinateur
  • Soyez maître de vous, poli et simple.
  • Soyez détendu, modeste, souriant pour créer un courant de sympathie et d’estime ;
    • dites votre plan ;
    • exposez directement; en parlant à la vitesse normale ;
    • parlez ce que vous connaissez bien sans insister, « glissez adroitement sur ce que vous connaissez mal, mais ne l’oubliez pas : le professeur le remarquera ».
  • Répondez de votre mieux, d’une voix bien timbrée, en articulant nettement les syllabes. C’est vital, car si l’examinateur ne vous entend pas très bien, il ne comprendra pas ce que vous dites, et cela va l’énerver.
  • Ecouter bien ses questions car le fait de lui demander de les répéter l’énervera aussi. Et dans le pire des cas, il ne vous ménagera plus.
  • N’entrer jamais en lutte avec lui en ripostant du tac au tac.
  • Ne polémiquez pas avec lui.
  • Ne crânez pas, mais employez, pour lui répondre sans tout de même fouler aux pieds votre personnalité, toutes les ressources de votre diplomatie.
  • Soyez respectueux.
  • Sachez que la timidité excessive et l’assurance arrogante indisposent le jury.
  • Ne cherchez jamais à « charmer » votre examinateur.
  • Donnez, au cours de toute interrogation, en toute modestie telle opinion que l’on vous demande d’exprimer.
  • Cependant, évitez l’expression piège : « A mon avis... » qui pourrait provoquer une riposte cinglante : « Votre avis est donc si important que cela ! »

BONNE ANNEE et à bientôt.
- réussir ses études